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Chut !... Stage de formationn en cours.

Formation massage ostéopathie biodynamique

Stage principes d'osthéopathie biodynamique

Ecouter, jouer, dialoguer avec la marée.

On peut se construire contre la nature. Beaucoup le font. On peut lutter contre les courants, s’opposer aux vents, construire des murs contre la mer ou endiguer les rivières. C’est épuisant, mais dans notre modèle actuel, à défaut d’être robuste, c’est souvent performant.

A l’inverse, nous pouvons épouser le mouvement, faire avec vents et marée, suivre les courbes telles qu’elles se présentent, dans le sens du moindre effort. Nous reconnaissons alors que la vraie force est située à l’extérieure de nous. Et nous coopérons avec elle.

 

Coopérer avec le vivant

Ceux qui s’inspirent de la psychologie humaniste pour accompagner leurs clients, comme les masseurs et masseuses intuitives formées par l’EMPSI, savent que la tendance actualisante* (Maslow, Rogers) est le moteur du changement. La source et l’énergie de l’épanouissement d’une personne sont recroquevillées en elle, exactement comme la force de vie habite la graine bien avant que, trouvant un terrain et une atmosphère propices, elle impulse et guide sa croissance organisée.

Le développement de l’embryon et du fœtus suivent le même schéma. La force de vie porte en elle, d’une part l’intelligence de la structuration de l’être, d’autre part l’énergie de sa croissance. Après la naissance, cette force dont le potentiel est continuellement renouvelé, continue d’opérer, jusqu’à la mort, avec la même intelligence.

Notre rôle est de lui permettre de s’exprimer.

 

Ostéopathie biodynamique

Dans les années 1960, parallèlement à la psychologie humaniste, l’ostéopathe Rollin Becker* écoute sous ses doigts les mouvements de ce que Sutherland* appelait déjà la marée. Le Mouvement Respiratoire Primaire (MRP) est un mouvement polyrythmique de flexion (rotation externe) / extension (rotation interne), perceptible dans tout le corps avec lequel les ostéopathes travaillent, souvent au niveau du crâne et du sacrum.

Le MRP est le reflet de l’énergie de vie dont nous parlions. Plus précisément, il est le résultat de l’expression du souffle de vie dans les liquides d’un corps constitué de plus de 70% d’eau. Sentir cette marée régulière et guérisseuse est, pour un masseur, un atout ultra précieux.

 

« Un avant, et un après »

Je me souviens de ma première rencontre avec la marée. C’était il y a 31 ans. Tandis que je recevais une séance d’ostéopathie, j’ai senti intérieurement qu’il se passait quelque chose d’extraordinaire. Bien loin de maîtriser ce qu’il s’était réellement passé dans mon corps, je constatais l’étendue de la libération. Le lien entre l’émotion retenue et la mobilité physique était évident. Je me souviens encore très exactement ce qui a été résolu ce jour là.

Il m’a fallu des années ensuite pour sentir la marée. Trop peu accompagné pour apprendre à la percevoir rapidement, j’ai mis du temps à la trouver, tant en moi-même que sous mes mains au contact de l’autre. Un jour, mon impatience s’est transformée en intérêt. Je ne pouvais pas dire que je la sentais, néanmoins j’avais cessé de m’ennuyer en la cherchant. Sa présence était devenue évidente. Puis, comme pour beaucoup de gens, elle m’est apparue d’un coup, énorme, il y a 12 ans. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut oublier.

En plus de ma recherche personnelle, de ma pratique de relaxologue et somatothérapeute en cabinet, je me suis formé, en France et en Argentine, à la thérapie cranio-sacrée, à la méthode Poyet, et enfin à la biodynamique, toutes en lien avec l’ostéopathie. Aujourd’hui, ma mission est de démocratiser cette perception de la marée, car j’ai la conviction que chacun peut apprendre à la ressentir, et dialoguer avec elle.

 

Stage d’éveil au Mouvement Respiratoire Primaire

S’inscrire au stage « Jouer avec la marée » du 18 au 22 juin 2026

J’organise du 18 au 22 juin 2026, un stage d’écoute et de pratique autour du Mouvement Respiratoire Primaire (MRP), à destination des masseurs intuitifs et autres professionnels du toucher, car il n’y a aucune raison de réserver cette compétence aux seuls ostéopathes. Je veux transmettre l’expérience accumulée au fil des ans, et vous montrer comment ma pratique de masseur somatothérapeute s’est peu à peu transformée, sous l’effet de la marée.

Outre votre bénéfice personnel – sentir la marée en soi permet de débloquer pas mal de nos petits soucis physiques, douleurs et inflammations – votre entourage en tirera aussi de gros avantages…

Sur le plan professionnel, vous pourrez facilement faire précéder ou suivre vos séances de massage d’un travail avec le MRP. Ce qui amène une dimension assumée de soin, en s’appuyant sur la capacité d’autoguérison/autorégulation de la marée. Ce qui apporte également de nouveaux outils somatothérapeutiques dans l’accompagnement. Vous découvrirez tout cela à l’occasion du stage.

Le tarif des 5 journées est de 470€ + hébergement (pour une inscription avant le 30 avril). Nous alternons des temps de pratique en salle et des moments passés ensemble dans la nature, ou au bord de la piscine, à cuisiner ensemble. A la ferme des Essarts*, dans la Drôme, entre Valence TGV et le Vercors.

S’inscrire au stage « Jouer avec la marée » du 18 au 22 juin 2026

J’ai très envie de vous y voir et de partager ces moments avec vous.

Manuel Gastambide,
Somathotérapeute biodynamique

 

Programme détaillé du stage

1- Les clés pour ressentir

  • L’installation
  • L’ancrage
  • L’accès au neutre du praticien
  • L’attention dédoublée
  • La nécessité incontournable des fulcrums
  • L’attitude d’une main qui écoute
  • Méditation et accueil de la marée

2- Les clés pour comprendre

  • Un système d’organisation du vivant qui oriente le mouvement du développement de l’embryon, puis du fœtus, puis de l’enfant, toujours présent chez l’adulte jusqu’à la demi-heure qui suit la mort.
  • Une autorégulation de l’homéostasie. Un « système de santé ».
  • Un schéma en reflet des principes de la tendance actualisante de la psychologie humaniste (Maslow, Rogers) que vous connaissez déjà.
  • Les outils de l’ostéopathie biodynamique dont les masseurs intuitifs peuvent s’emparer sans crainte d’outrepasser leurs compétences.

3 – Jouer avec la marée

  • Sentir sa propre marée.
  • Une sensation de mouvement à la fois ample mais hyper-subtil, polyrythmique, qu’on interprète parfois comme l’effet de l’énergie dans les liquides du corps.
  • Le double neutre du patient (gravitationnel, homéostatique)
  • Constater l’intelligence de la marée.
  • Le modèle du corps comme agrégat de conscience (Pierre Tricot)
  • Dialoguer avec la marée.
  • Le comportement de la marée dans les cas de traumatismes physiques.
  • Le comportement de la marée dans les cas de traumatismes psychiques.
  • S’appuyer sur la marée pour purger les émotions en excès, ou débloquer les stases émotionnelles.
  • Le corps physique, et la tension/relâchement.
  • Le corps fluidique, et la congestion/circulation
  • L’interface
  • Retour sur l’attention dédoublée

4 – Conclusion

  • L’introduction du MRP dans les séances de massage intuitif.
  • Une séance de thérapie cranio-sacrée ou d’ostéopathie biodynamique ?
  • Un mystère sacré à respecter par son attitude et son toucher.

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Se saisir des outils biodynamiques

Il existe, dans le silence des tissus, une langue que les mains peuvent apprendre à comprendre. Une langue faite de rythmes lents, de marées invisibles, de restrictions qui racontent bien plus que les mots. Cette langue que des pionniers de l’ostéopathie, Sutherland et Becker, ont commencé à déchiffrer il y a un siècle.

Pourtant, aujourd’hui, les écoles françaises d’ostéopathie souffrent de ne plus pouvoir enseigner ces savoirs subtils : la marée, le Mouvement Respiratoire Primaire (MRP), les mouvements inhérents — sont souvent relégués aux marges des programmes, trop abstraits pour les grilles d’évaluation, trop poétiques pour les protocoles standardisés. Dans leur volonté de bien FAIRE, les ostéopathes nouvellement formés se sont éloignés du LAISSER FAIRE l’intelligence de la marée à leur place. Le temps manque pour enseigner l’invisible.

A l’EMPSI, nous acceptons l’idée géniale que la marée travaille seule à rétablir la santé. Une plante, si elle trouve le bon environnement, n’a pas besoin de nous pour pousser. Il en est de-même pour le Mouvement Respiratoire Primaire : la santé se déploie en suivant sa propre intelligence, et cette santé, nous la sentons se déployer sous nos mains. Nous ne prétendons pas former des ostéopathes biodynamiques, nous proposons aux personnes qui ont déjà une très bonne habitude du toucher et de la présence, d’explorer, en groupe de pairs, les aspects les plus accessibles de ce que Sutherland appelait la marée.

Les outils biodynamiques offrent de la profondeur à notre toucher intuitif : ils permettent de percevoir les rythmes internes qui nous animent, de sentir où le corps retient son souffle, où l’énergie se congestionne, où une ancienne tension attend d’être libérée… Ce n’est pas de la magie, mais une écoute affinée, une présence qui permet d’accompagner — sans forcer — les mouvements naturels de la Vie.

À l’EMPSI, on apprend à toucher autrement. À poser les mains avec juste ce qu’il faut de pression, à attendre, patiemment, que le corps réponde, à reconnaître ces micro-mouvements qui signalent un relâchement, une détente, une harmonie retrouvée.

Le stage de découverte du Mouvement Respiratoire Primaire « Jouer avec la marée ! » répond à l’envie d’ajouter une dimension nouvelle à sa pratique : celle d’un bien-être qui ne se contente pas de détendre, mais qui restaure.

Lire la description des 5 jours de stage

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Et puis, il y a cette réalité : dans un monde où le bien-être, et même la méditation sont devenus un commerce, se retrouver, retrouver le fondement de la lenteur qui permet l’accueil, retrouver la profondeur est redevenu essentiel. Nos clients ne cherchent pas seulement un massage. Ils cherchent à faire l’expérience de la rencontre avec eux-mêmes. En intégrant ces outils subtils, intimes, extrêmement doux, le masseur intuitif offre un voyage où le corps, enfin écouté, peut se souvenir de son propre équilibre.

L’EMPSI  est un lieu où l’on prend le temps. Le temps d’apprendre à sentir, à entendre, à accompagner. Où l’on comprend que la vraie compétence n’est pas dans la force des mains, mais dans leur capacité à écouter.

Et si la prochaine étape de votre métier commençait par une attention plus fine aux mouvements inhérents, une présence encore plus entière ?

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Petite histoire de l’ostéopathie

Au cœur du XIXe siècle, alors que la médecine occidentale s’enferme dans le dogme de la spécialisation et de la dissection, un homme, Andrew Taylor Still, pose un regard neuf sur le corps humain. Pour lui, le corps n’est pas une machine à réparer, mais un paysage vivant, un réseau de rivières, de montagnes et de vents invisibles. L’ostéopathie naît de cette intuition : et si la santé n’était pas l’absence de maladie, mais l’harmonie retrouvée entre les parties d’un tout ?
Andrew Still

Andrew Still, le rebelle du Missouri

Still n’est pas un rêveur. Médecin de campagne, fils de pasteur et de médecin, il a vu la mort de près : la guerre de Sécession, les épidémies, les limites cruelles de la médecine de son temps. En 1864, trois de ses enfants meurent de méningite. Ce drame le hante et le pousse à remettre en question tout ce qu’on lui a enseigné. Comment une science qui prétend tout savoir peut-elle échouer si souvent ?

Il passe dix ans à étudier l’anatomie, non pas dans les livres, mais dans les champs de bataille et les fermes du Missouri, où il observe comment le corps se répare, ou ne se répare pas. Il dissèque des cadavres, mais aussi des animaux, cherchant des réponses dans la structure même de la vie. Et un jour, alors qu’il manipule le cou d’un patient souffrant de sciatique, il sent sous ses doigts une tension, comme une corde trop tendue. En la relâchant, la douleur disparaît. Une révélation : le corps est une mécanique, oui, mais une mécanique vivante, où tout est lié.

Andrew Taylor Still (1828–1917) : Le rebelle du Missouri

En 1874, Still proclame la naissance de l’ostéopathie. Le terme est un manifeste : ostéon (os) et pathos (souffrance), mais aussi, implicitement, la voie (path) vers la santé par les os — et bien au-delà. Pour lui, l’os n’est pas une charpente inerte, mais le gardien de la circulation des fluides, des nerfs, du sang. Il écrira : « La structure gouverne la fonction ». Une phrase simple, mais révolutionnaire.

Il fonde la première école d’ostéopathie à Kirksville, Missouri, en 1892. Les étudiants affluent, malgré les moqueries des médecins traditionnels. Still enseigne une médecine des mains, où le toucher remplace souvent le scalpel. Ses détracteurs l’accusent de charlatanisme. Lui, répond par des résultats.

Still meurt en 1917, laissant derrière lui une discipline en devenir et une question : comment concilier rigueur scientifique et intuition ? Ses successeurs vont explorer deux voies. L’une, plus technique, se rapprochera de la médecine classique. L’autre, plus philosophique, creusera le lien entre le corps et l’esprit. C’est sur cette voie que marcheront Sutherland et Becker, et c’est celle qui nous intéresse ici.

William Garner Sutherland (1873–1954) : L’architecte du souffle

En 1899, alors qu’il est encore étudiant en ostéopathie, Sutherland est frappé par une idée : et si les os du crâne n’étaient pas soudés, mais mobiles ? Il observe les sutures crâniennes, ces lignes sinueuses où les os semblent s’emboîter comme les pièces d’un puzzle. Pourquoi une telle complexité, si ce n’est pour permettre un mouvement ?

Il passe vingt ans à explorer cette hypothèse, d’abord en secret, de peur du ridicule. Il modèle des crânes en plâtre, les mesure, les manipule. Et un jour, il sent sous ses doigts une pulsation rythmique, comme un souffle interne. Il l’appelle le Mécanisme Respiratoire Primaire (MRP) : une respiration du système nerveux central, indépendante de la respiration pulmonaire.

William Sutherland

William Sutherland et le MRP.

Sutherland comprend que cette pulsation est la manifestation d’une force vitale, qu’il nomme la Puissance de la Vie. Pour lui, le corps n’est pas seulement une structure, mais un champ d’énergie auto-régulé. Ses techniques, d’une douceur extrême, visent à libérer les restrictions qui entravent ce souffle.

Ses pairs le traitent de mystique,  mais il se voit comme un scientifique. Pour lui, comme il le dira, « La vérité est simple, mais elle n’est pas toujours facile à voir ». Ses mains, posées sur un crâne, cherchent moins à corriger qu’à écouter. Il enseigne à ses étudiants l’art de la palpation fine, où le thérapeute devient un sismographe des tensions invisibles. C’est cette nouvelle approche centrée sur l’écoute qui nous intéresse de prolonger à l’Ecole du Massage Intuitif.

À sa mort, l’ostéopathie crânienne est encore marginalisée. Pourtant, des milliers de patients témoignent de guérisons inexplicables : migraines chroniques disparues, traumatismes anciens apaisés. Sutherland a ouvert une porte sur l’invisible. Mais qui osera la franchir ?

Rollin Becker (1910–1996) : Le poète de l’énergie

Élève indirect de Sutherland, Becker est un ostéopathe atypique. Pour lui, le corps est un champ de forces, où la matière et l’énergie ne font qu’un. Pour Sutherland, le fulcrum n’est pas seulement un point d’appui mécanique, mais un point de balance dynamique où les forces du corps s’équilibrent. Becker poursuit cette idée mais considère que les fulcrums sont pas seulement physiques : ils peuvent être émotionnels, ou spirituels.

Dans les années 1950, alors que l’ostéopathie tente de se normaliser, Becker explore une voie radicale : et si la maladie était avant tout un déséquilibre énergétique ? Il travaille avec la marée (tide en anglais), une force polyrythmique qui traverse le corps, bien au-delà du MRP crânio-sacré de Sutherland. Pour lui, le thérapeute doit devenir un facilitateur, aidant le patient à retrouver son propre rythme.

Rollin Becker en séance

Rollin Becker, image tirée de son livre, « La vie en mouvement »

Becker enseigne une ostéopathie où le toucher est une méditation. Ses séances durent parfois des heures, dans un silence presque sacré. Il demande à ses étudiants de ne pas faire, mais d’être présents. Une pression infime, un geste lent, et soudain, le corps du patient se met à respirer différemment.

Ses écrits, comme Life in Motion, sont des poèmes autant que des traités. Il y décrit le corps comme un champ de conscience, où chaque cellule participe à une danse cosmique. Ses détracteurs l’accusent de dérive mystique. Ses patients, eux, parlent de renaissance.

Becker meurt en 1996, laissant derrière lui une question : l’ostéopathie peut-elle être à la fois une science et un art ? Ses successeurs, comme James Jealous, dont je vous parlerai souvent pendant les stages, ou Hugh Milne, pousseront plus loin cette exploration des dimensions subtiles du corps. Aujourd’hui, l’ostéopathie biodynamique, inspirée de ses travaux, est pratiquée dans le monde entier, souvent en marge des institutions et même, en France, en marge de l’ostéopathie, mais toujours avec la même conviction : le corps sait et le praticien doit s’appuyer sur l’intelligence de la marée.

Still, Sutherland, Becker : trois ostéopathes et trois révolutions.

Le premier a vu le corps comme une structure intelligente. Le second y a entendu un souffle. Le troisième y a senti une âme.

Aujourd’hui, l’ostéopathie est à la croisée des chemins. En Europe, elle est reconnue, enseignée, mais souvent réduite à des techniques manuelles. Elle tente partout, de concilier l’héritage des pionniers et les exigences de la science moderne. Mais elle subit une énorme pression des régulateurs, à travers la validation de son enseignement, qui fait disparaître peu à peu la dimension « ésotérique » de l’ostéopathie. Cela laisse un champ énorme aux masseuses et massseurs intuitifs, peu encombrés par l’exigence de démontrer et plus attachés au plaisir de pratiquer, de conduire leurs clients vers la compréhension et le ressenti d’eux-mêmes.

La force de l’ostéopathie n’est pas d’apporter une réponse, mais de poser une question permanente. Une question que Still posait déjà, il y a plus d’un siècle : « Trouvez la santé, et la maladie n’aura plus de place pour s’installer. »

Et si, finalement, la vraie révolution n’était pas de guérir, mais d’apprendre à écouter ?

Biodynamique Cranio-sacrée

Fiche de lecture Franklyn Sills

Franklyn Sills est un thérapeute et enseignant reconnu dans le domaine du bodywork et de la biodynamique crâniosacrale. Il est surtout connu pour sa contribution à l’intégration de pratiques énergétiques dans le domaine du soin corporel.

Franklyn Sills a joué un rôle clé dans l’évolution de la biodynamique crâniosacrale, une approche thérapeutique qui va au-delà des techniques traditionnelles de manipulation crânienne pour intégrer les aspects émotionnels et énergétiques du traitement corporel.

Principaux aspects du travail de Franklyn Sills :

  1. Biodynamique crâniosacrale ou crânio-sacrée :

Sills est l’un des promoteurs de cette approche, qui se distingue par une compréhension approfondie de l’intelligence du corps. Contrairement à la manipulation physique directe, la biodynamique crâniosacrale se concentre sur l’écoute et la régulation du système nerveux, permettant au corps de se réguler lui-même de manière douce et naturelle. L’accent est mis sur la relation entre le crâne, la colonne vertébrale, le sacrum, les membranes intra-crâniennes, ainsi que sur les fluides corporels, en particulier le liquide céphalorachidien, qui jouerait un rôle fondamental dans la circulation de l’énergie vitale.

2. Approche holistique du corps et de l’esprit :

Comme l’EMPSI, Franklyn Sills considère que le corps, l’esprit et les émotions sont intimement liés. Ainsi, lorsqu’une personne fait face à des traumatismes émotionnels ou physiques, cela peut perturber l’équilibre énergétique et affecter la fonction biologique du corps. La biodynamique craniosacrale permet d’apporter un rééquilibrage en travaillant avec les mémoires corporelles et les blocages énergétiques, et non simplement avec les symptômes physiques visibles.

3. La notion de “Présence” dans le soin :

Sills met beaucoup l’accent sur la présence du praticien pendant la séance. La capacité du thérapeute à être profondément attentif et réceptif aux signaux du corps du client, en écoutant et en ressentant les subtilités des mouvements corporels et des fluides internes, est essentielle pour faciliter le processus de guérison. Parmi ces mouvements subtils, on compte le triptyque longue marée, moyenne marée et IRC.

4. Formations et enseignements :

Franklyn Sills est également un formateur reconnu dans le domaine de la biodynamique craniosacrale. Il a formé de nombreux praticiens au Karuna institute, partageant son approche qui combine une compréhension scientifique du corps avec une sensibilité spirituelle. Il a publié plusieurs livres, dont “The Polarity of Cranial Osteopathy” et “Biodynamic Craniosacral Therapy: A Comprehensive Textbook”.

5. Méthodes de guérison énergétique :

Le travail de Sills intègre également des aspects de guérison énergétique, comme la régulation des fluides et l’activation de la force vitale qui circule dans le corps. Il enseigne que, lorsqu’un praticien entre en contact avec le corps de manière consciente, il peut ouvrir un espace où les systèmes du corps, y compris le système nerveux autonome et le système énergétique, peuvent se rééquilibrer.

6. La guérison des traumatismes et de la mémoire corporelle :

Franklyn Sills accorde une grande importance à la guérison des traumatismes passés et à la libération des mémoires corporelles qui peuvent persister longtemps après l’événement traumatique. La biodynamique craniosacrale permet, par le biais de contacts très légers, de rétablir un équilibre naturel et de favoriser une réintégration émotionnelle et physique.

 

Consolidation des compétences en massage

Cursus des formations massage

Inscription à la formation massage.

150 € – S’inscrire

     L’entrée dans la formation commence par votre inscription. Après un échange téléphonique avec l’équipe, si votre motivation est forte et votre projet en adéquation avec notre vision du massage et de l’accompagnement, vous pourrez intégrer le groupe des stagiaires. Dès votre inscription en ligne effectuée, vous recevrez :
– le mot de passe de votre « espace stagiaire » pour télécharger les documents pédagogiques et participer à la vie de l’école.
– votre adhésion comme stagiaire auprès de la Fédération Française de Massage Bien-être.
FFMBE formation massage agréée

Formation en immersion dans le massage professionnel.

     En préambule aux stages organisés dans le centre de formation, vous avez la possibilité de faire 48 heures de formation en immersion, dans le cabinet d’un professionnel, près de chez vous. On peut voir cela comme du compagnonnage. A l’Empsi, nous valorisons la cooptation entre praticiens installés et stagiaires. Cette initiation est indispensable si vous êtes novice. En revanche, si vous avez déjà une pratique technique du massage, qu’elle qu’en soit la tradition ou la formation d’origine, et que vous voulez ajouter à votre pratique l’univers du massage intuitif, vous pouvez entrer directement dans le module de consolidation :

 

Consolidation des techniques de massage.

Détails du module de  formation « Consolidation des techniques de massage »
1357 €  – 9 journées – 72 h – financement possible sur ce module
Réserver

Consolidation des compétences en massage

     Un atelier de 72 heures de formation, cette fois en plus grand groupe (12 maximum), dans un gîte rural où vous pourrez être logé et cuisiner. Le fait de se retirer à la campagne, dans un lieu propice à la détente, favorise vraiment l’apprentissage. On lâche prise, on s’offre un temps pour soi, pour construire son évolution progressive vers une façon radicalement différente de vivre son corps, de faire de la place à ses ressentis et à l’amicalité de la relation.

     Ces neuf journées de consolidation de votre pratique vous permettront d’être assuré(e) dans votre toucher et votre présence. Dès lors que ces compétences indispensables au relâchement des personnes que vous massez sont acquises, vous pourrez expérimenter l’accompagnement par le massage :

 

S’outiller pour accompagner.

Détails du module de formation « Fondamentaux théorico-pratique de l’accompagnement »
1357 €  – 9 journées – 72h – financement possible sur ce module
Réserver

     Même si nous portons l’accompagnement dans notre humanité, accompagner professionnellement ne s’improvise pas. Il faut pour cela établir bon nombre de réflexes utiles, fondés sur des règles précises. L’Ecole du Massage Intuitif a synthétisé les fondamentaux théorico-pratiques de l’accompagnement dans une formation de 72 heures, pour cadrer votre pratique de la relation d’aide, du coaching corporel et de la connaissance de soi par le biais des ressentis et du vécu corporel. Ce module est le chapitre le plus théorique de la formation.

 

Exercer son talent d’accompagnant.

Détails du module de travail sur soi « Exercer son Talent d’Accompagnant »
1500€ – 10 journées, 5 soirées – Réserver

Accompagner par le massage

     Nous sommes tous des accompagnants. C’est dans notre nature d’être humain de vouloir soulager, tranquilliser, protéger, voir grandir ceux qu’on aime, être l’appui de l’épanouissement de l’autre. Le massage est un super outil pour nous permettre d’expérimenter qui nous sommes vraiment, dans notre force comme notre vulnérabilité. Cependant, pour que cet outil se déploie pleinement, nous devons travailler la relation pour qu’elle devienne sécurisante, remplie de tact et de bienveillance. En travaillant sur nous-mêmes, nous devenons de plus en plus authentiques, capables d’écoute empathique, sans jugement, imprégnés d’une force tranquille sur laquelle nos clients peuvent s’appuyer pour se comprendre, s’accepter, cesser d’être rebelle à eux-même comme nous le sommes malheureusement si souvent. Cet atelier est constitué de 5 temps de regroupement de 2 jours tout au long de l’année. Il peut être poursuivi si vous souhaitez continuer à travailler sur vous par le massage avec nous.

 

S’installer comme praticien(ne) en massage intuitif.

     Certains d’entre vous voudront faire, du massage, leur métier. Il est plus facile alors d’en vivre lorsqu’on y ajoute la dimension de l’accompagnement, car les clients, inscrits dans un parcours d’évolution et dans la continuité du lien, viennent vous voir régulièrement. Votre accompagnement favorise la compréhension du stress, en vue de remédier aux petites anxiétés, petits traumatismes et petites déprimes non pathologiques qui nous traversent.

     D’autres voudront plutôt en faire une activité complémentaire, un supplément d’âme dans leur vie, un temps suspendu de rencontre intime avec quelques clients qui se compteront sur les doigts d’une main, et c’est OK.

     D’autres, enfin, ne voudront que traverser l’expérience de cette formation et des rencontres qu’elle permettra :
– se rencontrer soi-même d’abord, à travers son corps et la quantité invraisemblable de ses ressources insoupçonnées. Détendus, nous sommes plus forts, plus ouverts à la vie, plus curieux des autres.
– se rencontrer entre passionnés du massage et de la relation bienveillante, souvent hypersensibles. Oui, nous sommes nombreux, un peu cachés par l’aspect contre culturel de la douceur, de l’attention à l’autre, de la sensualité du corps et de la bienveillance. Les groupes de l’Empsi sont aussi un lieu pour croiser nos passions semblables, dans le respect de l’éthique posée.
– rencontrer de nouveaux territoires : la ville où se situe le cabinet du praticien qui vous coopteras dans la phase d’immersion et avec qui vous resterez peut-être en contact autour de la question du massage. De nouvelles régions dans les gîtes où se déroulent les formations. Voyager permet de voir la vie selon une nouvelle perspective. Comme pour le tour de France des compagnons, l’ouverture que le voyage induit a du sens pour l’Empsi.
– rencontrer une école de massage, l’Ecole du Massage Intuitif qui, depuis 2002, a formé plus de 700 Stagiaires et qui, pour beaucoup d’entre eux, reste une étape importante de leur vie.

 

Communiquer sur son activité de massage.

480 € – 28 heures de formation

     Rien ne sert d’être excellents, si vous ne le faites pas savoir autour de vous. L’Ecole du Massage Intuitif vous aide à concevoir et faire vivre une communication adaptée.

     Beaucoup d’erreurs peuvent être évitées, beaucoup de temps de développement gagné. Travailler notre communication ajoute une dimension concrète à notre évolution personnelle. C’est l’occasion de questionner notre assertivité, la place que nous osons (ou pas) prendre dans le monde, notre validation, et d’autres thématiques en lien avec la présentation de soi et la confiance que nous nous accordons.

     Votre positionnement, votre identité professionnelle, votre rythme de développement dépendront de vos choix de départ. Ils se doivent d’être clairs pour être compris au-delà de votre cercle restreint.

 

Être supervisé(e) dans sa pratique de l’accompagnement.

Détails de la supervision en ligne
70 € – Réserver votre séance

     Vous bénéficiez, lorsque vous êtes installés, d’un temps de réflexivité sur votre activité d’accompagnement par le massage, la relaxation et la conscience mise sur le vécu corporel. Plus qu’un simple compagnonnage entre le praticien et le superviseur, facilitant vos premiers pas, il s’agit d’éclairer les ressorts de vos suivis, pour que vous continuiez d’évoluer professionnellement. Vos clients bénéficient de ce travail réflexif. La supervision est un appui pour trouver l’audace de les accompagner dans des parties plus complexes et retranchées d’eux-mêmes, si c’est votre souhait. Cette supervision peut se faire soit on séance individuelle, soit en petit groupe de trois professionnels. Nous aurons l’occasion, plus tard dans votre parcours, d’en préciser l’intérêt, mais sachez déjà que, même installés, l’Empsi apporte un grand soin à vous soutenir et vous voir progresser.

 

Des professionnels du massage qui continuent à se former.

     L’Ecole du Massage Intuitif organise régulièrement des périodes d’approfondissement de techniques variées, à l’attention de masseurs professionnels installés. De 2020 à 2023, par exemple, elle a animé un cycle de recherche sur le toucher intuitif et l’écoute tissulaire, pour chercher à comprendre ces mouvements que, à l’instar des ostéopathes, nous sentons se propager comme des ondes à l’intérieur du corps, ou à travers la variation de la qualité des tissus. Il y aura à l’avenir d’autres cycles pédagogiques comme celui-là, autour du massage, la psycho-somato-thérapie, la danse thérapie, l’art thérapie, l’expression corporelle… toutes ces disciplines sœurs du massage dans l’épanouissement corporel.

On n’avance vite qu’en cheminant lentement.

Au plaisir de vous accueillir dans la formation de l’Ecole du Massage Intuitif.

  

Naissance et massage

Naître, toute une histoire...

Naître, toute une histoire…

     Entre 2004 et 2010, j’ai eu la chance d’exercer l’haptonomie entre mes séances de massage ou de somatothérapie. Ce fut un triple privilège. Celui d’entrer dans l’intimité d’un couple d’abord, avec les mille pincettes que cela implique de respect et de tact, pour être le plus discret possible dans leur histoire de famille naissante ou en perspective d’agrandissement. Pour le rythme ensuite, celui qu’impose le bébé et le quatrième mois de grossesse de sa maman ; un rythme qui n’est pas celui du quotidien mais de l’exceptionnel ; un temps long qu’il est encore socialement possible de s’accorder au prétexte de la gestation ; enfin, pour la rencontre et la communication, à partir du cinquième mois, avec son excellence, le bébé à naître. A travers l’appel du bébé dans le giron, à droite, à gauche, puis en haut près du coeur et en bas sur son futur chemin de naissance, nous nous rendons compte que l’enfant à venir est loin d’être dénué de conscience et de capacité à communiquer. Le sentir se lover dans la main qui lui propose d’expérimenter un petit nid, celui du papa ou des parents ensemble, génère une émotion réellement hors du commun, pour peu qu’on soit sensible à l’humanité lorsqu’elle pointe sa naïveté la plus pure.

     A travers cette expérience professionnelle, j’ai forgé ma certitude que le foetus est réceptif à des manifestations, y compris très subtiles, de la vie extérieure, et qu’il est déjà conscient de son environnement, comme des sollicitations extérieures, étranges, avec lesquelles il s’amuse et auxquelles, au minimum, il réagit.

     Puis, vient la naissance elle-même. En ostéopathie, on sait à quel point elle structure le corps ou ne permet pas de le structurer dans le cas particulier mais répandu des césariennes. Même quand elle se passe bien, la naissance est un événement fondamental de la vie. Or il n’est pas rare, de surcroît, qu’elle ne se passe pas idéalement.

     Comment le bébé vit-il son processus de naissance ? A un moment, il a rejeté un ventre qu’il ressent comme étant hostile, parce que son expérience est trop inconfortable comparée à un état de non limitation antérieure. Le bébé ne peut pas faire son propre choix par rapport au moment juste de sa naissance et son rythme n’est pas respecté. L’organisme de la mère résiste souvent au processus naturel de l’accouchement quand il n’est pas paralysé par des anesthésiants ou accéléré par des déclencheurs de synthèse. Le bébé a-t-il peur du processus qui s’enclenche et dont il fait l’expérience ? En tout cas, il continue d’être relié, par le cordon, aux hormones de sa mère et souvent aux hormones du stress. L’accueil et la manipulation du bébé sont rarement respectueux de son besoin d’être entouré, touché, aimé et nourri à son rythme.

     Stanislav Grof et d’autres thérapeutes psycho-corporels ou transpersonnels, pensent que beaucoup de troubles psychopathologiques prennent leurs racines dans les traumatismes de la naissance.

     Le massage intuitif est un outil simple et approprié pour aborder les vécus de naissance, de vie intra-utérine et de néo-natalité. Le praticien en massage intuitif a travaillé sa présence à l’autre, à lui et au monde ; cette force de présence qu’il serait idéal de rencontrer chez les sages-femmes et obstétricien(ne)s qui accompagnent l’enfant dans son processus de venue au monde. Le massage est aussi un moment sans paroles, renvoyant donc à la période pré-langagière et donc à ces moments précoces de la vie. Enfin, la séance de massage est un temps de toucher, d’écoute tactile, or c’est précisément l’un des sens les plus développé du foetus et du nourisson, avec l’odorat et l’ouie, avant que ne se développe la vision.

     Lors de l’atelier « Exercer son talent d’accompagnant« , nous verrons combien il peut être simple et fécond d’utiliser le massage intuitif pour interroger et faire progresser nos souvenirs corporels du processus de naissance. L’occasion aussi d’ouvrir un espace pour vos propres émotions de naissance et d’accueil, et renforcer encore votre présence de praticien(ne).

Manuel GASTAMBIDE

De l’écoute tissulaire au toucher intuitif

 

« Mon rôle se borne à libérer ce qui peut et veut se libérer, puis à réharmoniser le système afin que toutes les consciences puissent coexister et se manifester dans l’harmonie. »
Pierre Tricot.

 

Bibliographie

 

  • Patrick Ghossoub, La résilience tissulaire, L’essence du toucher thérapeutique, Dangles.
  • Pierre Tricot, Approche tissulaire de l’ostéopathie, un modèle du corps conscient, tome 1, Sully.
  • Danis Bois, Thérapie manuelle de la profondeur.
  • David Lesondak, Le fascia, Un nouveau continent à explorer. Lire notre article sur le fascia.
  • Vincent Martinat, Pour le meilleur de chacun… La pédagogie perceptive au service de votre vie… Lire notre fiche de lecture sur la pédagogie perceptive.
  • Montserrat Gascon, Vive le Péricarde libre ! Vive la vie !
  • Rupert Sheldrake, Réenchanter la science.
  • Lynne Mc Taggart, Le lien quantique.
  • Aldous Huxley, Les portes de la perception.

 

Liens vers nos trois ateliers de formation de l’axe « Ecoute tissulaire et Toucher intuitif » :

Niveau débutant et confirmé : Approche pratique de l »anatomie.

Niveau confirmé : Protocole d’ouverture du coeur et du bassin.

Niveau confirmé : Le ventre dans tous ses états.

 

 

deuil et massage

Deuil et approche tissulaire

 

« La mort tombe dans la vie comme une pierre dans un étang : d’abord, éclaboussures, affolements dans les buissons, battements d’ailes et fuites en tous sens. Ensuite, grands cercles sur l’eau, de plus en plus larges. Enfin le calme à nouveau, mais pas du tout le même silence qu’auparavant, un silence, comment dire : Assourdissant. »
Christian Bobin.

     Il est difficile d’aborder la question du deuil, de son retentissement dans nos vies et nos corps, dans notre psyché… La question s’ouvre semble-t-il sur des réponses sans fin, les réponses de chacune et chacun structurées sur leurs propres histoires, leurs propres vécus. Nous ne pouvons y échapper ! Notre biographie est une longue succession de deuil : une page de notre vie ; une relation ; un déménagement ; un travail ; le rêve éphémère de qui l’on aurait voulu/aimé être ; mais aussi et surtout la perte d’un être vivant. La vie / la mort.

     Pour David Kessler, « Le deuil est un passage de la vie que nous connaîtrons tous, une expérience commune à tout homme et à toute femme, qui nous remet sur un pied d’égalité. C’est un temps de réflexion, de douleur, de désespoir, de tragédie, d’espoir, de réadaptation, de réinvestissement et de guérison. C’est faire l’expérience complète du cycle de la vie, de la naissance jusqu’à la mort ».

     Le mot deuil a la même racine latine que le mot douleur. Ils proviennent tous deux du verbe  dolere qui veut dire souffrir… Mais la langue française se retrouve pauvre par rapport à la richesse de sa consoeur anglaise : un seul terme pour désigner bien des aspects différents « Bereavement » qui correspond à la perte elle-même, à la séparation, à la dépossession. « Grief » pour désigner la tristesse éprouvante, la chagrin et la douleur. Et « Mourning » en rapport avec le fait de porter le deuil ou de participer à des funérailles.

 

Les 5 étapes du deuil :

     Dans les lignes qui suivent nous allons nous centrer sur le processus de deuil relatif à la perte d’un proche, ce cheminement interne, ce cataclysme émotionnel qu’Elisabeth Kübbler-Ross scinde en 5 étapes. 5 étapes d’une chronologie non-linéaire, avec un possible retour en arrière…

  1. Le déni.

  2. La colère.

  3. Le marchandage.

  4. La dépression.

  5. L’acceptation.

 

  1. Le déni : C’est la négation de la réalité de la mort, de celle qui vient de frapper à la porte de votre vie. C’est le déni de la réalité, car pour citer Kübbler-Ross, « Pour autant que nous sachions, l’être humain est la seule espèce à avoir conscience de l’inéluctabilité de la mort. Nous savons que nous mourrons, que ceux qui nous sont chers mourront, et dès le plus jeune âge, c’est une source d’angoisse ». C’est avant tout un mécanisme de protection, une aide pour gérer inconsciemment sa sphère émotionnelle, en mettant à distance ses sentiments que nous sommes incapables d’affronter, cette peur du vide et du néant, qui engloutit tout, qui vous aspire et vous dépouille de votre cocon de sécurité, d’irréalité… La peur du chaos.

 

  1. La colère : Elle permet de sortir de l’état de sidération. Quelque part, elle ramène à la vie, elle remet du mouvement dans notre corps, dans notre tête. Bien qu’elle ne soit pas nécessairement logique ou fondée, elle domine toute les autres émotions : la tristesse, la panique, la douleur, la solitude… Ce feu intérieur n’a pas de limite et brûle tout ce qu’il touche : les proches ; les médecins ; la famille, Dieu, mais surtout soi-même et le(la) défunt(e). Il est tellement plus facile d’être en colère que triste ! Néanmoins, la société s’oppose à ce débordement, notre société est effrayée par la colère, tout comme elle est effrayée par la maladie, la vieillesse et la mort. Notre société, c’est-à-dire nous, nous faisons tout notre possible pour l’écarter de notre champ de vision, de nos pensées. Surtout ne pas y être confronté ! La mort uniquement à l’extérieur de soi, cachée et oubliée. La souffrance et la tristesse seulement dans les maisons de retraite et autres EHPAD, seulement dans les centres hospitaliers ! La vie et la mort se jouent bien de nos peurs et appréhensions, leur duo « infernal » a ramené nos craintes enfouies aux tréfonds de nos corps sur le devant de la scène : merci le virus du Covid !

    « En demandant aux personnes endeuillées de réprimer leur colère, nous ne faisons que les éloigner de nous. Exiger de quelqu’un qu’il soit différent, qu’il ressente des sentiments qui ne sont pas les siens, c’est ne pas l’accepter tel qu’il est. » Vaste problème de société, qui s’efforce à tordre notre réalité, nos ressentis afin d’éliminer toutes les aspérités de la vie, comme si la souffrance, la colère, le mal-être n’avaient pas leur place. Vaste comédie où chacun(e) se coupe un peu plus de sa spontanéité et renforce ses cuirasses caractérielles et musculaires afin de rentrer dans le moule, afin de toujours être accepté par le plus grand nombre, afin de continuer à recevoir cet amour au conditionnel : à condition d’être quelqu’un d’autre de qui je suis…

    Mais la colère, qui couve la douleur, qui n’est autre qu’un des indices de l’intensité de l’amour que l’on a pour celui ou celle qui n’est plus, se doit d’être ressentie, se doit d’être extériorisée, vécue, exprimée et accueillie ! Plus la colère sera violente plus elle drainera avec elle un flot de sentiments contenus et refoulés. Il est tellement plus facile d’être en colère que triste…

 

  1. Le marchandage : Il va de pair avec la culpabilité. Il est le lieu du « et si… » et autre « si seulement… ». Le passé est revisité, les évènements sont altérés et donnent libre court à l’imagination et aux hypothèses virtuelles. Le marchandage est une nouvelle esquive pour échapper à l’instant présent, à la réalité de son être et de son chagrin, de sa souffrance. Tout plutôt que ça ! C’est l’espace pour les regrets et encore une forme de culpabilité. Mais tout comme la colère, il donne du répit ! Un répit émotionnel, car nous ne pouvons supporter la douleur que pendant une durée limitée… Sinon c’est la chute, une chute dans un trou noir, un abîme sans fin qui aspire tout espoir et toute lumière : La dépression…

 

  1. La dépression : Elle marque le retour au présent ! Mais tout comme la colère, « notre société semble ne pas tolérer la dépression et vouloir absolument tout mettre en œuvre pour la pallier… La plupart du temps, nous ne laissons pas sa place à la dépression qui accompagne naturellement le deuil ». L’endeuillé(e) se heurte au déni sociétal, à son refus d’observer et de laisser circuler ce qui « dérange », ce qui la renvoie à sa part d’ombre, étouffée par les médias, la publicité où, d’un commun accord et dans un mensonge global, tout le monde se doit de sourire, tout le monde se doit de répondre à la question « ça va ? », que… « ça va ». Cette simple question de par sa structuration, n’en est pas une, c’est simplement une injonction, une obligation travestie sous les traits d’une interrogation « ça va ! ». D’un commun accord, dès notre arrivée sur notre lieu de travail, nous nous stimulons, nous nous haranguons autour de la machine à café, sans aucunement vouloir écouter une réponse franche qui jetterait le trouble et renverrait chacun(e) à son propre mensonge, son déni : « ça va ? ça va ! »… « C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien. » (Hubert, la Haine de Mathieu Kassovitz).

    La dépression relative au deuil, même si elle diffère de la dépression dite « clinique », dans son inaction, dans sa léthargie, irrite notre société. Elle devient un grain de sable dans la machine : l’individu ne fait plus, il n’est plus productif ! Il ne sert plus, il ne fait plus. Et l’être humain, dans ce nouvel espace, a la possibilité de s’affranchir du dictat pour de nouveau « être », « être mal », certes, mais « être ».

    Quid du recours aux antidépresseurs ? Vaste question qui reste sans réponse. Libre à chacun de trouver son chemin. Mais encore une fois, comment se sentir libre ? Comment se laisser aller aux larmes et aux chagrins alors que « la vie continue », qu’il nous faut s’occuper du foyer et des enfants…

    La dépression et la tristesse ouvrent la porte aux larmes. L’hémorragie lacrymale charrie la peine de l’intérieur vers l’extérieur. Les larmes, merveilleux moyens dont nous a doté la nature pour extérioriser notre chagrin, sont symbole de vie. Elles sont la toilette mortuaire du vivant, de celui qui est resté. Elles nous lavent et emportent avec elles tout ce qui est sclérosé, tout ce qui était retenu… Accepter de les laisser couler, de ne plus les refouler. Accepter de pleurer pour soi, refuser le « tais-toi, remets-toi et passe à autre chose ! ». Refuser le « sois fort ! ». Comme le disait si bien Elisabeth Kübbler-Ross : « Pourquoi enjoindre les endeuillés à se montrer forts ? Peut-être parce que c’est ce que l’on entend couramment dans les films… D’autre part, on est toujours plus à l’aise face à quelqu’un qui cache son affliction : la douleur est contagieuse, le chagrin des autres nous rend triste. C’est pourquoi nous préférons ne pas être témoin des émotions d’autrui, pour éviter d’être confronter aux autres. Mais en camouflant sa peine, on ne l’éradique pas. »

    La dépression nous mure dans une forme d’isolement, mais cette étape n’est que temporaire. Cette inaction est comme l’hiver : en effet, cette période n’est pas un arrêt de la nature, elle est juste une étape de la vie, où le monde animal et végétal reprend des forces. Un temps pour le repos avant de mieux rejaillir au printemps, dans un élan de puissance et de beauté.

 

  1. L’acceptation : Accepter n’est pas voir la situation sous un angle positif : personne ne se console jamais de la perte d’un être cher ! C’est juste se résigner à la perte, ouvrir la main qui était encore fermée et serrée sur le vide et l’absence. C’est apprendre à vivre avec, avec le « sans ». La perte signe une amputation d’une part de nous, elle est personnelle et ne peut être comparée à aucune autre : « Vous seul savez ce que vous avez perdu ». Elle invite à une restructuration identitaire, à se réorganiser dans notre vie affective et quotidienne : la perte nous convoque à une réassignation de tous les rôles que le défunt endossait. Elle laisse aussi la place à une forme de culpabilité. La culpabilité de se sentir soulager, de sentir un peu moins de poids sur son thorax et dans son cœur. Il est difficile de concilier cette simultanéité émotionnelle, cette variation spontanée entre tristesse et soulagement.

 

Le deuil reste ; il nous appartient.

     La mort survient en un instant, mais son contrecoup se fait ressentir toute la vie. Un deuil n’a pas de fin, il n’est pas pour autant statique, mais en perpétuelle évolution, tout comme nous. Citons encore Elisabeth Kübbler-Ross : « Les endeuillés doivent avoir conscience que le deuil n’est pas un processus délimité par un début et une fin. C’est le reflet d’une perte qui ne s’efface jamais. A la question « Avez-vous clôturé votre deuil ? » personne ne répond par un OUI franc. ». Et David Kessler de rajouter : « Chaque jour de mon existence, je continue à apprivoiser mon chagrin, car j’en ai toujours. J’ai simplement appris à vivre avec les absents et je suis maintenant capable de me souvenir du passé sans que cela ne me soit douloureux. ».

     Il y a sans doute pour certains une attente irréaliste de la « page tournée », un concept de clôture qui ne viendra jamais. Nous aimerions que le deuil se déroule de la même façon pour tous, une forme de standardisation avec une durée unique. Inhumanité pour fuir sa souffrance ! Mais un parent peut-il faire le deuil de son enfant ? Une personne peut-elle se relever d’une perte multiple et brutale, quand en l’espace de quelques secondes, plusieurs proches disparaissent ? Un enfant n’a ni les ressources ni l’expérience nécessaire pour intégrer la perte à son monde…

     Le jour d’après est sans aucun doute en lien avec une (ré)ouverture à une forme de spiritualité car nous sommes tous porteurs d’un certains savoir, dont la majeure partie disparaît avec nous, mais dont quelque chose perdure après nous. Et que faire de ces sensations de présence des absents à nos côtés ? Que faire de ces rêves où nos morts nous apparaissent ? Que faire de ces synchronicités, clins d’œil des morts aux vivants ? Le voile se déchire entre la vie et la mort, la frontière entre ces deux réalités devient poreuse et laisse une place à une forme de continuité. La mort ne serait qu’un « simple » changement d’état où l’« âme », cette part de nous immortelle qui s’affranchit de l’espace et du temps, continuerait son petit bonhomme de chemin…

     Le deuil consécutif à une perte nous invite aussi à nous projeter sur notre propre fin. Le deuil anticipatoire ouvre un nouveau chapitre, car rien ne préserve de la mort ! En menant une vie saine, nous sommes à même de prévenir certaines pathologies, et de nous rassurer juste un temps. De calmer notre angoisse, que notre vie reste éphémère. Une simple bougie qui se consume, fragile au moindre coups de vent.

 

La place du praticien en massage/toucher intuitif :

« Un travail de deuil me paraît impossible sans une prise de conscience émotive et corporelle »,
Dr Ghislain Devroede.

« Le travail de deuil non accompli s’amoncelle dans notre corps, notre cœur et notre âme, et la douleur ressurgit chaque fois que nous connaissons une nouvelle perte »,
Elisabeth Kübbler-Ross.

     Avant toute chose, il me semble difficile pour un praticien de rester équanime par rapport à une personne endeuillée qu’il doit accompagner, si ce dernier n’a pas lui-même explorer cet espace et cette question de vie. Non qu’il se doit lui-même d’avoir été confronté au deuil d’un proche durant son existence, mais au moins d’avoir eu une profonde réflexion sur cette thématique. « Où j’en suis de moi-même ? Comment je me sens dans mon corps et mon cœur par rapport à la mort, la perte et à l’absence ? ». Sinon, il semble difficile d’être une ressource pour l’autre si cela vibre trop fort en nous et nous décentre, nous coupant de notre ancrage et de notre alignement. Comment accueillir l’autre dans sa peine et sa souffrance si une part de nous reste fermée, retranchée pour s’éviter de vivre la séparation ? Comment être à l’écoute des besoins émanant de la structure corporelle, des mots et émotions retenus dans les cuirasses corporelles ? Comment être dans l’intuition si notre mental prend le pas sur notre ressenti ?

     Qu’il soit suite à la séparation ou par anticipation, le deuil s’inscrit dans notre structure corporelle : Hans Selye dans the stress of life le résume ainsi : « Chaque stress laisse une cicatrice indélébile, et après une situation de grand stress, l’organisme paie pour sa survie en devenant un peu plus vieux ».

     En approche tissulaire, nous allons parler de :

  • Traumatisme : transmission sur le corps d’une quantité d’énergie, normalement cinétique suite à un traumatisme physique, mais dans notre cas émotionnelle, dans un temps trop court, ne permettant pas au système corporel de le gérer harmonieusement.

  • Saturation : action pour une structure vivante de se charger d’une énergie qu’elle n’a pas su gérer, transmettre ou évacuer.

     Le traumatisme, c’est la séparation, la perte à venir ou présente. La saturation c’est cette part de nous qui meurt avec l’autre. C’est une partie plus ou moins conséquente de notre structure corporelle (organique ; ostéo-articulaire ; viscérale ; musculaire ; conjonctive…) qui se fige dans un espace/temps donné, qui sort de notre schéma corporel, qui s’éteint. Cette part de nous contient et retient l’information, les émotions refoulées. C’est avant tout un processus de survie dans le néant qui nous envahit, le moyen que notre intelligence corporelle a trouvé pour continuer à aller de l’avant.

     Il ne faut pas confondre la saturation tissulaire avec le processus de refoulement, ce mécanisme plus ou moins conscient qui cherche à empêcher l’expression d’une charge affective. Le refoulement essaye de juguler la douleur, elle retarde l’émergence des ressentis émotionnels laissés en sommeil. Mais quelle dépense énergétique pour le corps qui doit retenir, contenir par une mise en tension de sa structure musculaire lisse et squelettique ! Néanmoins, qu’il y ait ou non refoulement, la rétention tissulaire sera inscrite dans notre corps.

     Le praticien en massage/toucher intuitif accompagne l’endeuillé afin de déterrer les « cadavres affectifs » enfouis dans le corps, ceux qui empêchent de sentir la vie circuler librement en soi et autour de soi. Par sa présence et son toucher bienveillant, par son écoute et son intuition, il invite l’affligé à prendre soin de lui, à réinvestir son corps et s’autoriser à extérioriser ses émotions, tout en respectant son rythme, son horloge interne. Aucune obligation si ce n’est accueillir et recueillir les décharges neuro-végétatives et émotionnelles. Dans l’échange silencieux des mains sur le corps, dans l’échange verbal pré et post-soin, le « prendre soin de » n’a jamais été aussi sincère, profond et rempli de simplicité. Le praticien a juste à être… Empruntant les mots de Delphine Horvilleur : « sa présence dans le chaos d’un monde qui s’effondre, doit incarner la possibilité d’une stabilité, la promesse d’une continuité ».

 

« La paix réside au fond de la douleur. Pour la trouver, nous devons explorer notre peine, non la fuir »,
Elisabeth Kübbler-Ross.

     La séparation, la mort a sur les vivants des conséquences qui ne peuvent se restreindre à un processus de deuil. La séparation, la perte invite à une plus ou moins profonde restructuration identitaire. L’absence laisse de multiples traces, toujours non visibles, dans les interactions sociales, dans la vie sociale de l’endeuillé. Le « sur »vivant découvre au fil du temps les répercussions de cet évènement de vie dans le remaniement de sa personnalité. Dans notre monde occidental, dans notre société dite moderne, qui répudie la mort et le chagrin, nous nous soulevons et affirmons que nier la perte, c’est nier l’amour !

« Vous avez aimé, vous avez perdu, mais vous avez survécu. Vous êtes transformés ! Vous avez grandi ! ».

Benoit Gossay,
Masseur-kinésithérapeute, Sophrologue,
Praticien en toucher intuitif,
Formateur à l’EMPSI.

     Une pensée émue à toutes celles et tous ceux que j’ai accompagnés jusqu’à la fin, à leurs familles pour leur confiance. A ma mère pour son amour, sa bienveillance et ses enseignements au-delà de l’espace et du temps. A mon pote Sébastien Rung plus extra que terrestre ! A mes ancêtres qui m’ont transmis la vie.

 

Bibliographie :

« La mort n’est pas une terre étrangère ». Stéphane Allix. Ed : Albin Michel.

« Le test : une enquête inouïe : la preuve de l’après-vie ? ». Stéphane Allix. Ed : Le livre de poche.

« Après… Quand l’au-delà nous fait signe. ». Stéphane Allix. Ed : Albin Michel.

« La rencontre de l’homme avec la mort ». Stanislav Grof, Joan Halifax. Ed : éditions du Rocher.

« Vivre avec nos morts ». Delphine Horvilleur. Ed : Grasset.

« Sur le chagrin et le deuil ». Elisabeth Kübbler-Ross, David Kessler. Ed : Pocket.

« Deuil et séparation. La mort a-t-elle de l’avenir ? ». Collectif. Ed : éditions in press ; collection psy pour tous.

 

Cursus formation complète

Cursus de l’Ecole du Massage Intuitif
Rentrée 2022 – 27 journées – 216 heures.

 

     Vous voulez devenir masseur intuitif, c’est à dire utiliser le toucher et le massage pour aider les personnes à se comprendre et avancer sur leur problématiques de vie. Là où il y a une volonté, il y a un chemin. Un cursus permet de se former à cela.

     Si vous êtes au tout début de votre parcours, nous vous proposons un passage préalable par une formation locale, dans le cabinet d’un professionnel, le plus près possible de chez vous.

     Ensuite, ou si vous êtes déjà à l’aise avec le massage, vous enchaînerez trois modules pour façonner votre style de massage, votre écoute tissulaire et votre assise dans la démarche d’accompagnement de vos clients.

     Ces trois modules peuvent se combiner dans le même temps :

     Une fois formé, l’Ecole peut continuer à vous accompagner dans votre installation, en vous proposant des modules de perfectionnement ou de la supervision.
 
     Le parcours peut s’effectuer sur une durée de neuf mois à un an.
 
     Le coût de la formation (les trois modules décrits ci-dessus et l’inscription) est de 3.120 € TTC.
 
     Se former au massage est aussi un plaisir. Par ailleurs, votre ressenti corporel et la manière de vivre votre corps va évoluer au cours des sessions de formation. Vous aurez la joie de voir vos collègues s’épanouir aussi grâce à votre toucher et votre écoute. 
 
     Nous nous réjouissons de vous accueillir dans cette aventure et sommes disponibles pour vous renseigner par téléphone ou par mail.
 

Inscription mini-séminaire

La participation au mini-séminaire vous permet de partager, avec d’autres professionnel(le)s du massage et de l’accompagnement, sur des thèmes définis à l’avance et en rapport avec votre activité. Les temps d’échange sont animés par des formateurs de l’EMPSI. Le mini-séminaire n’est ni une formation, ni un lieu de supervision.