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Choisir la félicité – Laura Foletto

« Plaisanterie » amenée par une femme qui prend la parole : « Moi j’ai toujours eu des relations merdiques, pleines de problèmes et de quiproquos, de jalousie, de mésestime, tout ce qu’on peut imaginer. Jusqu’au jour où, d’un coup, apparut un gars avec qui ça fonctionnait bien, nous nous amusions, la vie était fantastique. Mais il en a résulté que je me sentais perdue. Je n’étais pas habituée. Lui, si… il m’a quittée… »

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En réalité, nous sommes tellement habitués à vivre mal que nous ne savons pas vivre bien. Cela relève d’un apprentissage pour lequel la conscience est d’une grande aide. Au lieu de vivre endormis, en réaction, nous plaignant ou nous résignant, nous pouvons mettre de la lumière dans chaque acte, dans chaque rencontre, dans chaque émotion, pour évaluer les conditionnements et les traumas que nous traînons, et nous en défaire. A la suite de cela, nous remplacerons nos anciens schémas par de nouvelles idées et attitudes qui nous mènent à la plénitude et l’harmonie, qui mobilisent notre potentiel, qui libèrent de nouveaux chemins, qui nous font nous lier avec amour.

Désapprendre, pour apprendre à être heureux.

Depuis des centaines d’années, il y a une survalorisation de la souffrance, de la lutte et de l’effort. Plus nous souffrons, plus valeureux nous apparaissons. Ces derniers temps, cette tradition a trouvé son contrepoids dans une sorte de facilité puérile et consumériste, consistant à jouir tout de suite sans tenir compte du lendemain. Par manque d’une guidance spirituelle intériorisée, tout se dilue dans une matérialisation impérieuse qui n’offre qu’un plaisir ou un sens quelconques.

Tant dans l’une que dans l’autre vision, le plus répandu est d’en ressentir une culpabilité : pour ne pas être ce que nous devrions être, pour nous être trompés, pour ne pas répondre aux attentes implacables, pour nous sentir vides en dépit de tout avoir, ou pour que sais-je encore. Cette « coutume » judéo-chrétienne nous a été transmise jusque dans les gènes, et réclame son tribut : la culpabilité exige sa punition. S’il te semble que tu t’es soustrait à ses griffes… regarde mieux : beaucoup de tes empêchements naissent de cela.

Cette société ne nous enseigne pas à être heureux, responsables, créatifs, joyeux, abondants, autant que nous le voudrions et le pourrions. Elle est bourrée de modèles rigides, homogénéisés et idéalisés. De surcroît, elle marginalise celui qui n’y arrive pas, ou celui qui est différent. Au lieu de lui offrir la liberté de faire ses propres expériences en accord avec ses conceptions, et d’apprendre de ses inévitables erreurs, elle le juge et le sanctionne. Nous ne prenons pas le temps de faire le bilan de ce qui nous est utile et ce qui ne l’est pas, de nous adapter au présent, de fonder une nouvelle interprétation plus conforme à ce que nous sommes devenus, de dessiner comment nous souhaitons vivre, nous mettre en relation, travailler, aimer.

Il est pourtant temps. Cesse de courir, ébloui par des objectifs externes. Respire, accorde-toi un moment calme, regarde à l’intérieur, demande l’assistance de ton Etre. Change tes priorités et tes valeurs ; apprécie la joie et la simplicité ; place l’apprentissage constant comme un chemin précieux ; ouvre-toi à l’amour et l’abondance ; fie-toi à l’Univers qui t’aime et te soutient ; fais confiance au fait que tu as déjà tout en toi pour atteindre tes objectifs de cœur ; contacte-toi comme l’être spirituel et lumineux qui naît à tout ce qui est. Quelle énorme différence avec l’Ego et ses limitations et manques ! Tu changes ton monde pour changer le monde ? Je suis là pour t’accompagner.

 

*Laura Foletto est guide en vie consciente à Buenos Aires. Directrice du site Abrazar la Vida, elle regarde, avec distance, comment les structures de la société nous impactent et fait une place à une spiritualité laïque, porteuse de sens retrouvé.

Quand la guérison passe par la rencontre

 

Le massage intuitif peut être donné avec plus ou moins d’implication. Mais nous allons voir que cette implication ne doit pas être considérée comme un effort à produire. C’est, au contraire, une forme de relaxation cérébrale qui favorise cet accès. La qualité de présence est alors performative, c’est à dire qu’elle agit par le simple fait de son existence.

Lorsqu’il lui est fait une place, la dimension transpersonnelle est amenée par le praticien et l’ambiance du lieu dans lequel il officie. D’autres professions partagent avec la nôtre cette implication dans la présence. L’ostéopathe, sensible à la qualité des tissus qu’il palpe et à leur agencement autour de lignes de forces, est parfois dans cette conscience holistique. L’haptothérapeute, dont le contact de la main est si chargé de sa propre présence, s’amuse lui aussi de cette dimension. L’énergéticien, le maître de reïki, le chamane, le guérisseur… savent de quoi nous parlons lorsque nous évoquons la qualité de présence, pour en faire régulièrement l’expérience dans leur pratique.

Voyons cette nouvelle hypothèse posée par Thierry Janssen. Tentative d’explication de la puissance de la main par une connexion vibratoire entre le champ terrestre et le praticien :

 

https://www.youtube.com/watch?v=WNCDSi_3JME

 

Thierry Janssen, dans La solution intérieure, fait la remarque suivante :
« Quand un guérisseur se met dans un état de profonde méditation, il génère au niveau de son cerveau des ondes alpha, oscillant entre 8 et 12 hertz. On constate en fait que lorsque l’on est dans cet état de profonde relaxation, une zone du cerveau située au niveau du thalamus appelé  le « pacemaker cérébral » (zone générant des ondes cérébrales) se met au repos, permettant ainsi aux magnéto-récepteurs des cellules qui contiennent des cristaux de magnétite, de commencer à prendre le relais de ce pacemaker cérébral, en se mettant à vibrer en phase avec la fréquence dite de Schumann. C’est ce qui favoriserait alors l’émergence d’une énergie bénéfique réparatrice ».

Une hypothèse a explorer davantage, pour mieux comprendre l’effet bénéfique des mains lorsqu’elles sont habitées de notre présence.